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SIDEL : 6 mois plus tard, la direction arrive à ses fins

Les 109 salariés de l’usine Sidel de Lisieux (Calvados) étaient menacés par la fermeture de leur usine depuis le 13 octobre 2022. Le 2 mai dernier, une lueur d’espoir était apparue quand la DREETS refusait d’homologuer le Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) proposé par la direction de Sidel. Un accord a finalement été signé mardi 4 juillet, scellant le sort des salariés. La fermeture définitive de l’usine est prévue pour novembre 2023.
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Piquet de grève devant l’usine Sidel de Lisieux

Alors que le dialogue était au point mort, une médiation a été instaurée afin de trouver un accord acceptable pour les salariés. Signé le 4 juillet, l’accord a été validé dans la foulée par l’Etat, au grand étonnement de Stéphane Herfort, délégué syndicale UNSA de l’usine, qui  espérait une validation sous condition. En effet la DREETS avait demandé à examiner les comptes financiers du groupe Tetra Laval pour homologuer le premier PSE, chose à laquelle la maison mère n’avait pas consenti.

Jérémie Patrier-Leitus, député du Calvados et soutien des salariés de l’usine SIDEL, se dit satisfait de l’accord, même s’il ne comprend toujours pas la fermeture d’une usine rentable, avec un carnet de commande plein, et élue meilleure usine du groupe. 

Un “triste accord”

Dans un communiqué, la direction détaille les termes de l’accord trouvé. Les transferts de poste sont ouverts pour “70% des salariés de Lisieux sur les sites d’Octeville et de Corcelles, ainsi que toutes les autres options d’accompagnement au retour à l’emploi”. Pourtant Maître Philippe Pradal, avocat des salariés, ne s’étonnerait pas de voir des salariés poursuivre la contestation de ce PSE devant des juridictions

Pour Stéphane Herfort, c’est un “triste accord”. Le résultat des négociations a permis aux salariés d’obtenir de meilleures conditions de départ que celles que la direction accordait dans un premier temps. Les indemnités restent inférieures aux attentes des salariés. 

Quant au reclassement sur les sites d’Octeville (Le Havre) et Corcelles (Dijon), il y a “peu de chance que les 70 postes soient pourvus. Cela va chambouler la vie des salariés. On est à plus d’une heure de route de Lisieux en comptant la traversée du Pont de Normandie. Et Dijon, on oublie complètement. Après, si des gens se reclassent, tant mieux” conclut le délégué syndical.